Lundi 21 septembre 2009 1 21 /09 /Sep /2009 23:37
Face à la mer
J'aurais dû grandir
Face contre terre
J'aurais pu mourir
Je me relève
Je prends mon dernier rêve.

 

 

Il est vrai que dans une telle atmosphère j’aurais pu invoquer les vers Baudelairiens, d’un Dante d'une époque déchue …

 

Vous êtes tous les deux ténébreux et discrets ;
Homme, nul n'a sondé le fond de tes abîmes ;
O mer, nul ne connaît tes richesses intimes,
Tant vous êtes jaloux de garder vos secrets !


 

… mais la première chose qui vaint hélas à mon esprit, au moment même où mon arrière se posa face à la mer alors que mes oreilles s’ouvrirent aux mélodies marines de ce beau petit moment au grand Herblet, ce sont les paroles de Maurici Calogero. Compositeur, musicien, chanteur, né à Échirolles, un 30 juillet du siècle dernier. Un poète populaire qui lui aussi a rompu, définitivement, avec l'esthétique classique et qui exprime si bien dans ses écrits la mélancolie (Mœsta et errabunda) et l'envie d'ailleurs.

Et l’envie d’ailleurs pour moi ce fut là, à Blainville sur mer, face à ses pécheurs à pieds et à ses tables à huîtres… Des huîtres protégées dans leurs pochons de grillage, arrimées sur des tables à claires voies, de belles Normandes qui se nourrissent du plancton abondant et varié qui prospère dans ces eaux fortement brassées.


 

… Huître creuse, fine,

Bien élevée au rythme des plus fortes marées

maigre, rustique, riche

en eau de mer, en saveurs marines et iodées.

 

 

Au menu, forcément, des huîtres divines et délicatement laiteuses. Dans la bouche c’est long, salé, iodé, fruité, acidulé, avec un petit  goût noisette, fin et délicat, tonique, croquant, et fondant à la fois.


 

Comment choisir l’huître de ses rêves ?

 

D’abords il faut s'assurer que la bourriche porte une étiquette sanitaire qui dévoile sa provenance et sa date de conditionnement. Car l'huître est à la plénitude de son goût quelques jours seulement après sa sortie d'eau et en gage de fraîcheur, elle vous rendra la vie dure quand vous allez l’ouvrir.

Très peu calorique, ces cocktails vitaminés (A, B1, B2, B6, B8, B9, B12, PP ou B3, C, E, D), riches en minéraux (fer, magnésium, calcium, sodium, iode, cuivre, potassium, manganèse, zinc, sélénium) se conservent au frais, entre 5° à 15°, bien serrés ce qui leur évite de bailler, m ais jamais sur de la glace qui à pour défaut d’atténuer leurs arômes.

Les principaux critères de sélection demeurent :

- le calibre ou numéros de 5 à 0, pour les huîtres creuses et du n°000 au n°6 pour les huîtres plates. Ces numéros étant inversement proportionnels à leur grosseur, en effet les N°5 pèsent entre 30 et 45 grammes et les N°0 plus de 150 grammes.

- l'affinage. Elles sont soit spéciales soit fines

- les zones de production.

Pour accompagner les consommateurs dans leurs choix, les producteurs ont mis en place de nouvelles segmentations du marché, complémentaires des critères traditionnels (huîtres "bien en chair", "bien équilibrée", "bien en eau").

Pour l’appéro on choisira une N°5 dite cocktail. A croquer au naturel une N°4 ou une N°3. Pour les cuisiner on préfèrera des n°0, 1 ou 2.



L'huître plate ou Ostrea edulis
Déjà bien connue des Romains, elle est ronde et originaire de Bretagne. Parmi le top du top on peut citer la Belon dont la petite production explique un prix souvent dissuasif.

 
L'huître creuse ou Crassostrea gigas
Originaire du Pacifique, elle représente 95 % de la production française. Elle est apparue dans les années 1970 et a remplacé l'huître portugaise, introduite en France en 1860 après une pandémie qui a ravagé la française. De silhouette elle est plus allongée et forcément plus creuse que la plate. Pour la choisir deux options s’imposent : fine ou spéciale. La spéciale étant plus en chair que sa consoeur.

 

…. Et puis vinrent les rillettes de maquereaux mélangées à une tendre crème fraîche, made in Normandie, et relevée d’une larme de citron. Le tout, posé tel une tendresse de gourmandise sur un centimètre de pain grillé, fond sur la langue pour laisser glisser au fond du gosier une chair délectablement iodée au parfum du boccage. Ça transporte comme un sentiment amoureux à peine refoulé et fatalement on y retourne.


 

Rillettes de maquereau

 

Préparation : 1 h - Cuisson : 10 min

Ingrédients (pour 10 personnes) :
3 Maquereaux, 1 oignon, 1/2 carotte, 1 branche de céleri, 1 litre de vin blanc sec, 1 litre de court bouillon de poissons, quelques grains de poivre vert, 2 cuillers à soupe de crème fraîche, le jus d’1/4 de citron et d’1/4 d’orange, 1 cuillère à soupe de cognac, sel, poivre, une pincée de gingembre, 1 pincée de quatre épices et une pincée de piment. 

Rissoler l’oignon, la carotte et la branche de céleri. Ajouter ¾ de litre de vin blanc sec.
Compléter avec le court bouillon de poisson jusqu’à couvrir les maquereaux.
Ajouter quelques grains de poivre vert.
Faire frémir, puis cuire à feu doux 10 minutes.
Laisser refroidir dans l’eau de cuisson ; la conserver.

Enlever les filets gras des maquereaux et ne garder que la chair blanche.
Emietter et enlever bien toutes les arêtes.

Ajouter la crème fraîche, les deux jus, le cognac, le sel, le poivre, une pincée de gingembre, 1 pincée de quatre épices et une pincée de piment. 
Mélanger le tout à la fourchette. Pour la consistance désirée, délayer avec le jus de cuisson des maquereaux.

Réserver 24 heures au frais avant de les déguster.

 

Entre deux régalades, un petit coup de Marron Village un vin blanc nature et sans intrans, issu de Chardonnay et provenant de vignes de 54 ans. Une couleur jaune paille et des reflets or, un nez vif et minéral où vivacité et minéralité sont les deux mamelles d’une fraîcheur très agréable.


 

Vive la conchyliculture normande ! Activité économique majeure des zones littorales et profitons-en car il court un drôle de ouï dire qui affirme que dans cinq ans, à cause d’un élevage qui n’aurait pas bien pris, les huîtres risquent carrément de nous manquer pendant longtemps, car je vous rappelle qu’il faut trois à quatre années pour obtenir une huître de qualité.

Autre petit détail amusant, les huîtres de Normandie sont le plus souvent revendues à d'autres exploitations ostréicoles, situées dans d'autres bassins de production comme en Poitou-Charentes. Ces huîtres sont ensuite commercialisées sous l'étiquette du bassin où elles sont affinées, sans référence à la Normandie, où elles ont été élevées.

 

Le Grand Herblet

La Plage
50560 Blainville sur mer
Téléphone : 02 33 47 15 74

 

Face à la mer....

Par chef Casa - Publié dans : Avant de mourir !
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Mardi 28 juillet 2009 2 28 /07 /Juil /2009 00:15


A Amsterdam, il est impossible d'échapper à certains clichés touristiques : canaux romantiques, flottilles de bicyclettes, amateurs d'édam, dames à l’étalage, et effluves de cannabis mais il plane surtout sur cette ville une odeur de port, de délices maritimes qui oblige l’amphitryon globe-trotter à réviser son catalogue d'idées reçues sur les plats roboratifs d’une cuisine batave qui tient au corps. Dans la Venise du nord, il y a bien sûr tout cela mais en cherchant d’autres fumets plus appétissants il y a un autre plaisir gourmand à découvrir sur les traces de Baudelaire, Voltaire ou Montesquieu celui des Matjes à prononcer matiès.


Son nom provient de la déformation du mot maagdenharing qui signifie littéralement hareng vierge vu qu’au moment de sa pêche, la femelle, de cette ethnie de chordés non tétrapodes, n'a pas encore eu le temps de se défaire de ses œufs. A la mi-mai ceux-ci commencent à remplir les filets des chalands qui passent et ce, jusqu’à fin juin, où ils vont plonger à la fraîche jusqu’à l’automne et ainsi de suite.

Ces harengs nouveaux, garnis de cornichons et de petits oignons hachés vinaigrés, croqués à la sauvette et parfois en une seule bouchée, dans les rues amstellodamoises, sont une véritable invitation au voyage du goût et n’ont rien à voir avec notre triste hareng à l’huile, aux arêtes belliqueuses, qui se trouvent empaquetés dans nos gondole de supermarchés. Car ces jeunes harengs, qui se pêchent deux fois l’an, à la fin de l'automne quand ils sont du grand nord et au printemps pour les autres sont désarrêtés, gras à souhait et possèdent une saveur extrêmement délicate.

Les premiers sont généralement conditionnés sous forme de filets séparés, nagent jusqu’au rayon saurisserie de nos épiceries les plus chics et sont un peu dispendieux. Les printaniers, plus abordables, sont habituellement présentés attachés par la queue et dés la première bouchée on comprend tout de suite pourquoi les délicieux filets de ce poisson là sont dignement fêtés, chaque année, quand ils débarquent dans les assiettes de nos amis nordiques. C’est ainsi qu’en hollande, l’autre pays du hareng, la tradition veut que le capitaine du bateau, qui ramène à terre les premiers Matjes en offre, personnellement, une caisse à la reine. Ce premier lot est alors mis aux enchères et les bénéfices de la vente sont versés à une œuvre caritative

 

Hareng nouveau, qui est tu ?  

Le Matjes, dont la saveur est incomparable est, on l’a compris, un rejeton de la famille des harengs. Comme le reste des siens, il vit en bande et cabotine en bord de côte, en eau peu profonde la nuit et plus profonde le jour, en suivant une route bien précise qui est fonction de la température de l’eau, de la nourriture qu’il va y trouver et des courants marins. L’hiver, quand la bise fut venue, il se dépense beaucoup, fait carême jusqu’à pâques, et brûle ses réserves de graisse. Mais quand le printemps revient la température de l’eau augmente, les journées s’allongent, le plancton, son péché mignon, se trouve à profusion et notre Clupea harengus nouveau se régale et, prend des calories. En six à huit semaines il augmente sa masse graisseuse de 20%, c’est elle qui va lui donner l’excellence de son goût. Mais pour porter le joli nom de hareng nouveau, celle-ci doit être comprise entre 16% et 26%, les limites légales, tant pour la législation que pour le goût.

Une fois happés par les harenguiers, les Matjes sont vidés, exception faite du pancréas générateur d’enzymes qui veillent à la bonne maturation du poisson et à sa saveur. Puis ils sont nettoyés, salés et encaqués dans de grandes barriques de bois où leur mûrissement dans la saumure assurera la saveur typique et douce de leur chair. Rendons à César ce qui est à Willem Beukelszoon de Biervliet à qui nous devons cette méthode originale de conservation mise au point en 1380. De nos jours la consommation de  toute espèce de hareng frais est en fait illégale car celui-ci présente le risque important de transmettre l’anisakis, un parasite des poissons et des mammifères marins. Pour éviter les risques on passe par une étape de surgélation à - 20°, pendant 24 heures.  

Comment goûter les Matjes ?

Pour mettre en valeur le plaisir de première fraîcheur de ce produit il suffit par exemple de préparer les Matjes avec une salade de pommes et de pommes de terre et d’accompagner ce plat d’un verre d’alcool de genièvre bien frappé ou d’un vieil aquavit Aalborg tout aussi frappé. Une redoutable boisson à base de pomme de terre et de cumin que l'on boit, si possible, "cul-sec" en l’accompagnant d'une belle blonde, sans faux col. Des breuvages à consommer avec modération, contrairement aux Matjes dont l’apparition dans les kiosques à hareng sont le signe que le printemps n’est pas loin et que le vrai amateur de harengs nouveaux, qui préfère les déguster au naturel et sans oignon, va bientôt se régaler.  

Par chef Casa - Publié dans : Avant de mourir !
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Lundi 27 juillet 2009 1 27 /07 /Juil /2009 23:21

Je n’ai pas eu le temps de l’écrire avant alors je vous l’écris aujourd’hui !!! Pour l’année prochaine. Comme ça, d’en retard je passe à très en avance. C’est ça la mauvaise foi !!

Donc la cerise est le fruit du cerisier, ça c’est dingue ! C’est vrai, quand on y pense la cerise aurait pu très bien être le fruit du poirier ou du fromager. C’est juste une question de mauvaise graine au bon endroit. Mais revenons à cette drupe dont le goût n’est pas dupe et se déguste au moins, dans sa version sauvage et merisier, depuis le 4éme millénaire avant Jean Claude. C’est Lucullus, lui-même qui aurait ramené cette perle rouge d’Asie Mineure mais en France, il faudra attendre le moyen age pour l’apprécier et Louis XV pour intensifier sa culture. 

Mais que faire avec des cerises à part se les accrocher sur l’oreille ?

 

Avec le noyau :

a) un concours de crachats

b) une bouillotte, car ils sont très calorifères

http://www.espritcabane.com/choses/coussin-noyaux-cerises.php

c) Un bon moyen de faire cuire des pâtes à tarte à blanc pour ne pas qu’elles gonflent

d) De la liqueur

 

Liqueur De Noyaux de cerise

Ingrédients : 250 noyaux de cerises avec un peu de chair autour, 1 litre d'alcool à 90°, 800 g de sucre. 
Mettez les noyaux dans un bocal, versez l'alcool dessus. Laissez macérer 3 mois

Passez au tamis pour retirer les noyaux. Ajoutez le sucre dissous dans 1/2 litre d'eau froide. Filtrez et mettez en bouteille.

 

Avec les pédoncules :

La queue de cerise possède des propriétés diurétiques importantes alors on l’utilise pour assurer le bon fonctionnement rénal, augmenter la diurèse, favoriser le drainage des déchets de l'organisme, lutter contre les insuffisances rénales, les infections et les inflammations des voies urinaires.


Décoction de queues de cerises

 

faire macérer 50 g de queues de cerises dans un litre d'eau pendant 12 heures - afin de les ramollir -, puis faire bouillir cette macération pendant 10 minutes et laisser reposer 20 minutes avant de filtrer)

Boire une tasse matin, midi et soir après les repas.

 

Infusion de queues de cerises

 

faire macérer 20 g de queues de cerises dans un litre d'eau pendant 12 heures afin de bien les ramollir, puis les retirer et les mettre à infuser pendant 10 minutes dans un litre d'eau bouillante avant de filtrer

Boire une tasse matin, midi et soir après les repas.

 

Et avec la cerise alors, on la pose sur le gâteau ou on fait un sorbet ?

 

Sorbet à la cerise

 

Ingrédients pour 8 personnes: 1 kg de cerises bien mûres, 250 g de sucre, 1/4 litre d'eau, 1/2 Citron, 2 c à soupe de kirsch.
Lavez et dénoyautez les cerises, passez-les au mixeur ave le jus du demi-citron.
Portez l'eau et le sucre à ébullition, retirez du feu, laissez refroidir.
Mélangez le sirop refroidi à la purée de cerises, faites prendre en sorbetière.
Quand la glace est presque prise, ajoutez l'alcool, servez en boules dans des coupes.
Vous pouvez réaliser ce sorbet en dehors de la saison des cerises avec des fruits au sirop.
Mélangez alors la moitié du sirop aux cerises passées au mixer et faites glacer.

Par chef Casa - Publié dans : tout est bon !
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Lundi 27 juillet 2009 1 27 /07 /Juil /2009 22:45


Cultivée pour sa grosse radicule dodue, la betterave serait originaire des bords de mer Européens. Bon, passons la sucrière (dont nous sommes les premiers producteurs mondiaux à n’en pas douter aux vues de l’état de nos routes à l’époque de sa collecte) et la fourragère que nous garderons pour la prochaine disette et concentrons nous sur la potagère, dite betterave rouge, et réservée à l’alimentation humaine. Une racine, rouge sombre, qui  contient en elle pas mal de vitamine C et qui porte sur la tête une magnifique foliation chamarrée source de vitamine A, de fibres, d’acide folique et d’antioxydants. Alors inutile de vous dire que tout est bon dans cette carotte rouge issue du foyer des Amaranthacées.

Mais parmi toutes les congénères de la Beta vulgaris j’ai choisi la crapaudine, variété ancestrale, rustique et tardive, dont le rhizome, un délice en salade, sera à la fois utilisé râpé cru et cuit. Quant à la ramée, elle fera merveille en brouette (en soupe) comme disait l’un de mes aïeux.

 

Cuisson des betteraves

 

Pour obtenir des betteraves bien rouges, tendres et éblouissantes faites les cuire à la vapeur à la cocotte minutes 30 minutes, sans les éplucher, ni les percer pour ne pas laisser s’enfuir leur suc si délicat. Puis passez-les au four jusqu’à ce qu’elle soit souple sous la fourchette et qu’elles dégagent une belle odeur caramélisée. Laissez-les refroidir et épluchez-les.

Salade de betteraves crucuites

 

Ingrédients pour 4 : 300 grammes de betteraves rouges crues avec leurs feuilles (pour la recette suivante), un oignon frais, sel, poivre, huile d’olive, huile de noisette, vinaigre de cidre, moutarde forte, une pincée de curry, une cuillère à café de gingembre, râpé.

 

Râpez une betterave crue et coupez l’autre en morceau

Ajoutez l’oignon émincé.

Faites une vinaigrette avec tous les autres ingrédients et ajoutez celle-ci à votre salade de betteraves.

 

 Soupe de feuille de betteraves

Ingrédients pour quatre : 1 belle pomme de terre, les feuilles de vos betteraves rouges, des beaux os de veau ou une carcasse de poulet (que vous avez congelé la dernière fois que vous en avez préparé une), sel, poivre, 1 feuille de laurier, une branche de thym, 1 poireau émincé, 1 cuillère à soupe de vinaigre balsamique, une cuillère à café de gingembre moulu, une cuillère à soupe de crème de soja.

 

Faites cuire vos os ou votre carcasse de poulet 50 minutes dans 2 litres d’eau en écumant bien. Retirez la enlevez la chair qui reste dessus et réservez celle-ci. Si vous préparez cette soupe la veille vous pourrez la dégraisser avant de passer à l’étape suivante.

Puis mettez tous les autres ingrédients dans la marmite et faites-les cuire 30 mn.

Mixez le tout. Rectifiez l’assaisonnement.

Servez dans des bols en ajoutant sur le dessus la viande réservée.
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Lundi 27 juillet 2009 1 27 /07 /Juil /2009 22:32

American beauty, cosmic Charlie, costa Rican sunset, Park Star, delight, david bowie, Halley’s comet, L.A woman, Physical Graffiti, Purple haze, woodoo child, yellow dragon ne sont pas le nom de cocktails illustres mais ceux de quelques des appellations des trois grandes espèces d’un des fruit les plus étranges et les plus surprenant de la planète : le fruit du dragon.


De la famille des cactus, le fruit du Dragon est originaire d'Amérique centrale et du Sud où il est connu, en amérindien Taïno, sous le nom de Pitaya ou Pitahayas et qui signifie fruit écailleux. Selon la légende, que nous devons certainement à d’astucieux manipulateurs en marketing, il serait né, il y a des milliers d'années, du dernier souffle d’un dragon et offert à un empereur par ses guerriers, comme trésor et comme preuve de leur victoire sur le monstre. Dans sa grande générosité l’omnipotent aurait alors offert la bête à ses soldats qui la mangèrent pour en posséder la force. La légende ajoute que c’est cette quête du fruit défendu, bec et ongles par les dragons, qui aurait conduit à l'extinction de la race de ces mythiques pyromanes ailés. Depuis, le fruit du dragon a beaucoup voyagé et pousse maintenant sur tous les continents. Il arrive à grandes enjambées, par l’Asie, sur notre table et notamment par le Vietnam, principal pays exportateur ou sa consommation était primitivement réservés à la noblesse et à la bourgeoisie. En fonction de sa variété, son drôle d’écrin est rouge, rose ou jaune et sa chair peut être blanche, ou rouge et dans ce cas, contient du lycopène, un puissant antioxydant naturel que l’on retrouve également dans la pastèque et qui est parfois utilisé dans le traitement du cancer, des maladies cardiovasculaires et des fortes tensions artérielles.


Chez les indiens d'Amérique centrale on utilise ce fruit magique, très peu calorique et riche en vitamines, minéraux, fibres, antioxydants et bêtacyanine pour soigner bons nombres de maux comme les problèmes de digestion, de taux d'acide urique et de goutte. Question saveur, le fruit du dragon qui mesure une dizaine de centimètres, pèse de 300 à 500 grammes, se mange cru. Sa pulpe blanche, malgré toutes ses petites graines, est très juteuse et très désaltérante, et d'un goût délicatement sucré. Presque comme celle du longane ou du Kiwi, mais en moins acide. On s’en sert, cru en dessert ou pour faire de délicieux sorbets. Mais on peut également en faire un agréable jus ou un vin. Ses boutons floraux peuvent être utilisés comme légume et sa fleur entre dans la composition du thé à la fleur de dragon. Et oui, rien ne se perd dans ce fuit qui est assez cher puisqu’il coûte plus de 8 euros du kilo.

Fruit du dragon au rhum

 

Ingrédients pour quatre personnes : 2 fruits du dragon bien mûrs, 3 cuillères à soupe de rhum, 2 cuillères à soupe de miel, 1 cuillère à soupe de jus de lime, quelques feuilles de menthe fraîche.

 

Coupez les fruits du dragon en deux, dans le sens de la longueur. A l’aide d’une cuillère parisienne, sans abîmer la peau, faites de jolies billes avec la chair, et placez la moitié de celles-ci (les plus belles) au frigo. Mettez les quatre peaux roses au congélateur, elles vous serviront à présenter votre dessert.

Mixez les autres billes avec le sucre, le rhum, le jus de lime et les feuilles de menthe fraîche. Réservez le tout au frais jusqu’au moment de servir. Remplissez les peaux congelées de billes, versez le jus sur le dessus et décorez avec quelques feuilles de menthe. Servez aussitôt.

 

 

Par chef Casa - Publié dans : Avant de mourir !
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