Le fruit du dragon

Publié le par chef Casa

American beauty, cosmic Charlie, costa Rican sunset, Park Star, delight, david bowie, Halley’s comet, L.A woman, Physical Graffiti, Purple haze, woodoo child, yellow dragon ne sont pas le nom de cocktails illustres mais ceux de quelques des appellations des trois grandes espèces d’un des fruit les plus étranges et les plus surprenant de la planète : le fruit du dragon.


De la famille des cactus, le fruit du Dragon est originaire d'Amérique centrale et du Sud où il est connu, en amérindien Taïno, sous le nom de Pitaya ou Pitahayas et qui signifie fruit écailleux. Selon la légende, que nous devons certainement à d’astucieux manipulateurs en marketing, il serait né, il y a des milliers d'années, du dernier souffle d’un dragon et offert à un empereur par ses guerriers, comme trésor et comme preuve de leur victoire sur le monstre. Dans sa grande générosité l’omnipotent aurait alors offert la bête à ses soldats qui la mangèrent pour en posséder la force. La légende ajoute que c’est cette quête du fruit défendu, bec et ongles par les dragons, qui aurait conduit à l'extinction de la race de ces mythiques pyromanes ailés. Depuis, le fruit du dragon a beaucoup voyagé et pousse maintenant sur tous les continents. Il arrive à grandes enjambées, par l’Asie, sur notre table et notamment par le Vietnam, principal pays exportateur ou sa consommation était primitivement réservés à la noblesse et à la bourgeoisie. En fonction de sa variété, son drôle d’écrin est rouge, rose ou jaune et sa chair peut être blanche, ou rouge et dans ce cas, contient du lycopène, un puissant antioxydant naturel que l’on retrouve également dans la pastèque et qui est parfois utilisé dans le traitement du cancer, des maladies cardiovasculaires et des fortes tensions artérielles.


Chez les indiens d'Amérique centrale on utilise ce fruit magique, très peu calorique et riche en vitamines, minéraux, fibres, antioxydants et bêtacyanine pour soigner bons nombres de maux comme les problèmes de digestion, de taux d'acide urique et de goutte. Question saveur, le fruit du dragon qui mesure une dizaine de centimètres, pèse de 300 à 500 grammes, se mange cru. Sa pulpe blanche, malgré toutes ses petites graines, est très juteuse et très désaltérante, et d'un goût délicatement sucré. Presque comme celle du longane ou du Kiwi, mais en moins acide. On s’en sert, cru en dessert ou pour faire de délicieux sorbets. Mais on peut également en faire un agréable jus ou un vin. Ses boutons floraux peuvent être utilisés comme légume et sa fleur entre dans la composition du thé à la fleur de dragon. Et oui, rien ne se perd dans ce fuit qui est assez cher puisqu’il coûte plus de 8 euros du kilo.

Fruit du dragon au rhum

 

Ingrédients pour quatre personnes : 2 fruits du dragon bien mûrs, 3 cuillères à soupe de rhum, 2 cuillères à soupe de miel, 1 cuillère à soupe de jus de lime, quelques feuilles de menthe fraîche.

 

Coupez les fruits du dragon en deux, dans le sens de la longueur. A l’aide d’une cuillère parisienne, sans abîmer la peau, faites de jolies billes avec la chair, et placez la moitié de celles-ci (les plus belles) au frigo. Mettez les quatre peaux roses au congélateur, elles vous serviront à présenter votre dessert.

Mixez les autres billes avec le sucre, le rhum, le jus de lime et les feuilles de menthe fraîche. Réservez le tout au frais jusqu’au moment de servir. Remplissez les peaux congelées de billes, versez le jus sur le dessus et décorez avec quelques feuilles de menthe. Servez aussitôt.

 

 

Publié dans Avant de mourir !

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